Les sentinelles : des suricates super-héros Understand article

Traduit par Claire Batisse. Mico Tatalovic de l'Université de Cambridge, Royaume-Uni, étudie la vie privée des suricates. Pourquoi ces petits carnivores vivent-ils en groupe ? Pourquoi nourrissent-ils les petits des autres, creusent-ils ensemble et se protègent-ils les uns les autres? Et…

Suricates s’exposant au soleil
Image reproduite avec l’aimable
autorisation de Mico Tatalovic

Flower est une star de la télévision internationalement connue. Le feuilleton Meerkat Manor de Discovery Channel, la première émission de télé-réalité sur les animaux, a rendu sa mignonne petite figure populaire autour du globe. Un film biographique vient de sortir, accompagné d’un livre, Meerkat Manor: The Story of Flower of the Kalahari.

L’histoire de Flower s’est révélée au monde uniquement grâce aux efforts des chercheurs de l’Université de Cambridge, Royaume-Uni, qui ont mis en place le projet Suricates du Kalahariw1 il y a 15 ans et qui, depuis, ont étudié la vie de plusieurs groupes de suricates quotidiennement. De tels projets de terrain sur le long terme sont devenus courant dans le domaine de la biologie du comportement parce qu’ils permettent l’accumulation d’une grande quantité de données sur tous les aspects de la vie des animaux, autorisant les scientifiques à poser et à répondre à des questions toujours plus détaillées à propos de leur évolution.

Hors caméra, Flower, comme les autres suricates (Suricata suricatta) a deux principales préoccupations dans la vie : trouver de la nourriture et éviter d’être manger. Quand le bon moment (et le bon mâle) arrive, une troisième préoccupation lui vient à l’esprit : se reproduire. Telle est la nature de la sélection naturelle : seuls ceux qui survivent assez longtemps pour se reproduire transmettront leurs gènes à la génération suivante. Flower est une descendante d’une longue lignée de survivants. Cela signifie qu’elle a des adaptations qui lui permettent de survivre en dépit de nombreuses espèces prédatrices.

Oiseaux de proie, chats sauvages, chacals, serpents… S’il est plus grand qu’un suricate et s’il mange de la viande, il s’agit potentiellement d’une menace. Vivre dans un groupe est un avantage; plusieurs yeux valent mieux qu’un. Mais les suricates ont développé une stratégie bien plus sophistiquée pour éviter la prédation: l’affectation de sentinellesw2, généralement une mais souvent plusieurs à la fois. Comme des soldats de garde, les sentinelles suricates scrutent l’horizon d’un poste élevé et rendent compte avec un appel spécifique aux sentinelles, le « chant du gardien ». Ils ont une excellente perception de la profondeur qui leur permet de voir les prédateurs à une grande distance. Avoir une sentinelle de garde réduit la possibilité d’attaques surprises et permet au reste du groupe d’être moins vigilant.

Une sentinelle: le suricate monte
la garde du haut d’une branche sèche

Image reproduite avec l’aimable
autorisation d’Eleanor Harris

Le comportement des sentinelles peut sembler altruiste puisque les sentinelles aident les autres à leurs dépens : quand ils sont de garde, ils ne dépensent pas seulement de l’énergie, perdant un temps précieux de fourrage mais ils s’exposent aussi aux prédateurs. Pourtant, sont-ils réellement altruistes ?

Mon groupe de recherche étudie les conflits et la coopération dans la société suricate. Pour ma part, je me concentre sur les sentinelles. Une des principales questions que j’étudie est pourquoi certains suricates dépensent plus de temps de garde que les autres. Une réponse à une question simple comme celle-ci peut nous donner une idée précieuse du développement du comportement social. Nous pouvons nous demander par exemple « Pourquoi certains humains sont-ils plus sociaux que d’autres ? et « Comment notre sens de la communauté et l’aide aux autres s’est initialement développé ? ». En attendant, nous étudions les modèles animaux, tels que les suricates pour nous donner des réponses préliminaires et nous aider à formuler et à tester des théories.

Flower monte la garde à partir d’arbres, de rondins de bois, de buissons, de touffes d’herbe ou même de têtes d’homme. La taille moyenne du poste d’observation à partir duquel les suricates montent la garde est d’environ 60 cm, bien que les plus courageux grimpent à des arbres de près de 6 mètre de haut. La hauteur du poste d’observation varie aussi avec la couverture végétale; pendant la saison des pluies, quand l’herbe est haute, les sentinelles montent la garde de plus hauts postes de façon à ce qu’elles puissent voir au-dessus de l’herbe. Cela reflète le fait que le comportement des animaux sauvages est affecté par leur environnement; lors d’une étude du comportement, il est souvent important de considérer les effets environnementaux.

Suricates s’exposant au soleil.
Durant les mois d’hiver, les
suricates s’exposent
particulièrement au soleil pour
se réchauffer le matin avant de
fourrager, et le soir
avant de dormir

Image reproduite avec l’aimable
autorisation de Mico Tatalovic

Le comportement d’une sentinelle diffère aussi entre les individus. Certaines sentinelles seront de garde plus souvent, plus longtemps et de plus hauts postes d’observation : c’est pourquoi nous les considérons comme des « super-sentinelles » – bien que nous ne sachions pas en fait si ces individus sont aussi les plus efficaces dans la détection des prédateurs. Plus ils restent longtemps de garde, plus il est probable qu’ils rendent compte de leur vigilance au groupe, afin qu’il puisse se détendre. Les super-sentinelles doivent aussi probablement être des animaux qui sont généralement plus vigilants; même quand elles n’assurent pas leur devoir de sentinelles, elles s’arrêtent souvent pendant le fourrage pour trouver de la nourriture afin de vérifier brièvement les alentours au moindre signe suspect. Il semble que ces super-sentinelles aient aussi de plus hauts niveaux de cortisol, une hormone de stress. Cela pose la question de savoir si cette hormone est la cause ou la conséquence de leur comportement. Une prochaine étude pourrait s’y intéresser par l’observation de la façon dont une augmentation ou une diminution des niveaux de cortisols change le comportement des suricates, en introduisant l’hormone dans l’animal ou en la bloquant grâce à l’introduction d’une autre molécule.

Mais pourquoi consacrons nous tant de temps à élucider le comportement des suricates ? Etudier les comportements spécifiques tels que la surveillance revient à placer une petite pièce de puzzle au sein de la grande image de l’évolution du comportement social. Nous aimerions ainsi comprendre comment, pourquoi et quand la coopération a évolué chez les animaux et dans notre espèce. Nous aimerions savoir pourquoi nous sommes si différents des autres animaux. Nous aimerions sonder plus profondément dans l’évolution de la vie sur notre planète et satisfaire notre curiosité avide. « Pourquoi? » C’est la question qui conduit la science.

Les suricates sont un excellent système modèle pour tester les hypothèses résultant de la théorie de l’évolution. Un des plus grands problèmes non résolus dans la biologie évolutive est l’existence de comportement altruiste chez les humains et les animaux. La théorie de Darwin de la sélection naturelle argumente en faveur de la survie du plus adapté au travers de la compétition pour les ressources limitées (nourriture, compagnons, espace). Pourtant, nous trouvons des animaux tels que les suricates coopérant volontiers; ils gardent et alimentent (avec le même lait) les petits des autres suricates, creusent leurs terriers ensemble et protègent la totalité du groupe des attaques prédatrices. Comment la théorie de Darwin explique-t-elle la vie harmonieuse observée chez les suricates ?

Après 15 ans d’études détaillées des suricates, le Professeur Tim Clutton-Brockw3 et ses collègues de l’Université de Cambridge disent que les suricates ne sont pas si altruistes après tout. Il y a beaucoup de comportements égoïstes en vigueur. Un exemple classique, publié dans le journal Science, est la découverte que les sentinelles suricates montent la garde à partir de sites sûrs, et seulement une fois que leurs ventres sont pleins (Clutton-Brock et al, 1999). De plus, être le premier à repérer les prédateurs signifie que dans la plupart des cas être aussi le premier à leur échapper. Cela suggère que des bénéfices directs et égoïstes sont les principales causes de l’évolution de ce comportement social apparemment altruiste. Cependant, nous ne savons pas encore exactement pourquoi les suricates montent la garde et pourquoi certains sont aussi doués pour cela. L’hypothèse en cours est que les bons fourrageurs, les suricates qui sont les plus efficaces à la capture de proies, sont aussi les meilleures sentinelles, parce qu’ils dépensent moins de temps pour le fourrage et ont alors plus de temps et d’énergie à dépenser dans d’autres activités. Mais les preuves sont encore trop rares pour supporter cette hypothèse. Mes recherches pourraient aider à élucider certaines questions. J’espère juste qu’ils ne le font pas seulement pour les caméras !

La société suricate

Suricates dans un terrier. Les
terriers peuvent avoir plusieurs
sorties et plusieurs pièces à
l’intérieur. Les suricates les
entretiennent mais ne creusent
pas eux-mêmes; ils utilisent les
terriers des spermophiles et
parfois aussi les partagent avec
les mangoustes jaunes qui vivent
en petits groupes familiaux

Image reproduite avec l’aimable
autorisation de Mico Tatalovic

Les suricates (Suricata suricatta) sont de petits mammifères carnivores pesant en moyenne moins d’un kilogramme. Ils habitent dans les zones arides d’Afrique du sud et vivent en groupe social de 2 à 50 individus, consistant en une paire dominante et un nombre variable d’assistants subordonnés qui peuvent ou non être apparentés à la paire dominante. Ces membres de la famille des mangoustes (Herpestidae) mangent principalement des arthropodes (insectes, araignées et leurs apparentés), aussi bien que de petits mammifères, des reptiles ou des bulbes de plantes de temps en temps.

Ils ont des territoires avec plusieurs terriers, à partir desquels ils font quotidiennement des excursions d’approvisionnement de plusieurs kilomètres. Selon la disponibilité de la nourriture et la pression de prédation en des endroits spécifiques, soit ils retournent au même terrier durant plusieurs nuits, soit ils changent de terrier plus fréquemment.

En moyenne, les portées se composent de trois à quatre petits qui restent à l’intérieur du terrier jusqu’à ce qu’ils soient âgés d’environ trois semaines. Pendant ce temps, tandis que les petits sont nourris au lait, le groupe retourne au même terrier. A l’âge de quatre semaines, les petits commencent à voyager avec le groupe et, pendant les trois premiers mois de leur vie, ils sont nourris avec des invertébrés et de petits vertébrés par les suricates assistants.

Les suricates atteignent l’âge adulte autour d’un an. Vers 18-30 mois, soit les mâles quittent volontairement le groupe, soit ils joignent un groupe existant ou forment un nouveau groupe avec des femelles non apparentées. Les femelles adultes, particulièrement celles enceintes, peuvent être expulsées de leur groupe d’origine par la femelle dominante enceinte; on pense que c’est pour réduire le risque que les petits de la femelle dominante soient mangés par les autres femelles. La plupart des femelles retournent dans leur groupe une fois que le femelle dominante à accoucher, mais certaines peuvent s’éloigner définitivement pour former de nouveaux groupes avec des mâles non apparentés.

Les suricates dominants vivent 6-10 ans en moyenne, le plus vieil individu dans le projet Suricates du Kalahari ayant près de 13 ans. L’âge des suricates subordonnés est plus difficile à enregistrer, étant donné que beaucoup se dispersent ou sont expulsés vers l’âge de trois ans, et sont en conséquence perdus pour les registres du projet. Les plus importantes causes de décès connues sont la prédation, les combats avec les autres suricates (incluant l’infanticide), les maladies et les facteurs causés par l’homme, tels que les accidents avec des voitures – mais pour les deux tiers des suricates du projet Suricate du Kalahari, la cause de la mort est inconnue, puisque les individus ont tout simplement disparu.

Les suricates sont une excellente espèce modèle pour l’étude de la biologie comportementale et l’écologie parce qu’ils peuvent s’accoutumer à une observation étroite de l’homme; ils sont diurnes, fourragent dans des habitats relativement ouverts et sont donc faciles à suivre et à observer à pied. L’aspect de leur vie qui intéresse le plus les biologistes de l’évolution est leur sociabilité. Pourquoi vivent-ils en groupe ? Pourquoi les jeunes adultes restent-ils dans le groupe et pourquoi s’aident-ils les uns les autres ? Quels sont les conflits d’évolution parmi les individus vivant en groupe et comment sont-ils résolus ?

Bénéfices de la vie de groupe

Pour les suricates, la vie de groupe a un sens parce qu’il y a peu de terrain disponible pour établir leur propre territoire, la plupart de l’habitat approprié ayant déjà été pris par des groupes rivaux, l’environnement hostile du désert rend difficile la survie seul.

Tous les suricates adultes contribuent aux comportements de coopération, les principaux étant l’alimentation des petits, le devoir de sentinelle, l’entretien du terrier et, pour les femelles, l’allaitement des autres petits. La coopération accroit le taux de survie des petits, leur développement et en conséquence le succès reproductif qui bénéficie au groupe dans sa globalité, parce que plus le groupe est grand, plus il a des chances de survivre.

Coûts de la vie de groupe

Il y a un compromis pour les individus entre les bénéfices et les coûts de la vie en groupe. Un des principaux désagréments de la vie en groupe est la difficulté de reproduction : la descendance de la paire dominante représente environ 80% de la progéniture issue du groupe. Les femelles dominantes essaient de peser sur la reproduction en leur faveur, de façon à engendrer la plus nombreuse progéniture possible; les femelles subordonnées sont communément exclues du groupe par la femelle dominante dans la dernière moitié de sa grossesse pour prévenir les infanticides de la part des subordonnées. Les femelles subordonnées sont aussi évolutivement conditionnées pour se reproduire, malgré les tentatives de la femelle dominante pour prévenir que cela arrive. De la même manière, les mâles subordonnés essaient de trouver des femelles réceptives dans les groupes voisins et ainsi améliorer leur succès reproductif.

La nature exacte de ces conflits intra- et inter-groupes et leur résolution est un sujet de recherche continue. Actuellement, des scientifiques recherchent la voie dans laquelle les différentes hormones telles que l’ocytocine (l’hormone de « confiance ») affectent le comportement social et les conflits au sein du groupe. D’autres examinent l’influence de la personnalité d’un individu sur le comportement et les décisions du groupe.

 

La recherche sur les suricates

Le projet Suricates du Kalahari a été mis en place il y a environ 15 ans par le Professeur Clutton-Brock de l’Université de Cambridge, au Royaume-Uni. Dès lors, les scientifiques de Cambridge ont collaboré avec leurs collègues d’autres pays, particulièrement de l’Université de Zurich en Suisse et de Prétoria en Afrique du Sud.

Tous les suricates impliqués dans le projet sont sauvages mais habitués aux gens et sont facilement identifiables grâce aux marques de teinture que les chercheurs et les bénévoles ont peintes sur eux. Ces marques permettent une identification facile, pour que « tête et épaules’ soit différent de « côte droite, cuisse droite ». Familiers des hommes depuis leur naissance, les animaux nous ignorent, nous pouvons donc les observer à environ 0.5 m et marcher parmi le groupe sans perturber leur comportement normal. Comme la plupart des suricates sont étudiés depuis leur naissance, la parenté et l’histoire de la vie de chaque individu sont enregistrées.

Le responsable du projet fait un programme hebdomadaire des visites en groupe pour permettre aux chercheurs (étudiants en master, en doctorat ou en post-doctorat) d’effectuer les visites dont ils ont besoin pour leurs expériences et pour être sûr que tous les groupes soient visités au moins deux fois par semaines par des bénévoles pour suivre où les animaux vont et ce qu’ils font. Dans tous les groupes, un animal a un collier radio qui permet de le suivre; la plupart de leurs terriers sont aussi marqués avec des coordonnées GPS, il est donc facile de les localiser. Tous les petits sont attrapés et une puce d’identification est insérée sous leur peau dans le cas où les marques de teintures sur leur fourrure se seraient effacées. Des échantillons de sang sont aussi prélevés à intervalles réguliers tout au long de leur vie, pour obtenir leurs profils ADN et hormonal. Cela aide les chercheurs à déterminer les relations intra- et inter-groupes et à corréler les comportements avec les niveaux hormonaux. Les animaux ne sont capturés que quelques minutes, pour éviter de trop les stresser.

Pour les scientifiques, une journée de recherche type sur les suricates implique un réveil avant le levé du soleil pour arriver au terrier avant le réveil des suricates. Il faut enregistrer différents paramètres comme où ont dormi les animaux, quand se sont-ils réveillés, combien pèsent-ils (nous utilisons de petites miette d’œufs dur pour les attirer sur les balances, en disant « yum, yum, yum ! »). Nous comptons et identifions aussi tous les animaux pour vérifier la composition du groupe. Puis, nous les suivons pendant trois heures tandis qu’ils fourragent pour trouver de la nourriture et évitent les prédateurs. En les suivant, nous prenons aussi régulièrement les coordonnées GPS pour calculer les itinéraires que les suricates suivent durant leurs trajets d’approvisionnement. A midi, quand les suricates font une sieste pour éviter la chaleur du soleil du désert, nous les laissons pour déjeuner et y retournons l’après-midi pour collecter plus de données. Les expériences de l’après-midi peuvent inclure de leur jouer leurs propres vocalises ou de leur donner des queues ou des fèces de prédateurs pour observer leur réactions.

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Resources

Author(s)

Mico Tatalovic est un étudiant en master (MPhil) au Département de Zoologie de l’Université de Cambridge. Originaire de Croatie, il a été récompensé par une bourse, premier à étudier à l’Université d’Oxford, Grande-Bretagne, puis à Cambridge.


Review

Cet article fournit des informations de base sur les suricates et présente les divers aspects de leur comportement social, en mettant un accent sur les sentinelles. L’article est intéressant, parfois même humoristique, comme les animaux dont il parle. C’est une bonne matière à discussions/débat sur des questions telles que l’évolution de la coopération chez les animaux et chez les êtres humains, et comment l’altruisme animal et humain soutiennent la comparaison. La question du comportement social crée aussi une opportunité pour des études interdisciplinaires.

Cet article pourrait donner lieu à beaucoup de questions de compréhension, incluant:

  1. Pourquoi les chercheurs considèrent-ils les suricates comme une excellente espèce modèle pour l’étude de la biologie et l’écologie comportementale ?
  2. Quels sont les bénéfices et les coûts de la vie en groupe pour les suricates?
  3. Pourquoi le Professeur Tim Clutton-Brock dit-il que les suricates ne sont pas altruistes ?
  4. Quels sont les principaux comportements coopératifs auxquels un adulte suricate contribue?
  5. Dans quelle mesure la hauteur d’un poste d’observation d’une sentinelle varie selon les conditions environnementales présentes à un moment donné ?
  6. Pourquoi les suricates sont-ils considérés comme un excellent système d’étude pour tester les hypothèses issues de la théorie de l’évolution ?

Michalis Hadjimarcou, Chypre




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