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Biodiversité: retour en arrière sur 2009Submitted by rau on 09 June 2010
Traduit par Maurice A Casimir
La diversité sans limites de la vie sur Terre ne cesse de nous stupéfier. En dépit du fait que le monde est envahi par les êtres humains, une revue de détail continue à nous montrer que la vie est toujours plus diversifiée. Ces nouveaux détails révèlent parfois la présence de nouvelles espèces; parfois ce sont des comportements ou des phénomènes chimiques qui nous indiquent que les relations existant entre les systèmes écologiques sont plus complexes qu’on ne l’avait réalisé. En ce qui concerne la découverte d’espèces nouvelles, l’année passée n’a pas été différente de celles des récentes décennies et une exploration intensive du globe a permis de trouver de nouvelles espèces. Une partie du travail a été plutôt conventionnelle, avec des chercheurs retournant littéralement des pierres dans la jungle. D’autres projets se sont résolument tournés vers des méthodes plus modernes, avec des équipes de recherche utilisant la génétique pour découvrir que ce que nous pensions être une espèce unique en recouvrait en réalité deux. Les espèces peut-être les plus intrigantes dont la découverte a été rapportée l’année dernière sont celles d’un groupe de vers trouvés au large de la côte californienne aux Etats Unis par une équipe dirigée par Robert Vrijnhoek, du Monterey Bay Aquarium. Il y a cinq ans, l’équipe découvrit des vers collés aux ossements de baleines et autres grands mammifères au fond de l’océan. Elle réalisa que ces vers s’incrustaient dans les os de baleines pour en absorber les nutriments. Il s’agissait bizarrement d’animaux qui se nourrissaient spécifiquement des ossements présents sur le fond de l’océan. Au premier abord, Vrijnhoek et son équipe émirent l’hypothèse selon laquelle les vers d’ossements appartenaient juste à une ou deux espèces au comportement très proche, mais ce nombre atteignit rapidement cinq espèces dans les années qui suivirent la découverte des vers et, en 2009, leur nombre monta à dix sept. Ceci conduisit l’équipe à émettre la théorie qu’il pourrait bien y avoir plus d’une manière pour un ver de se nourrir d’ossements.
La biodiversité n’est pas limitée à la découverte de nouvelles espèces. Il est également important de découvrir de nouvelles manières dont des espèces déjà connues sont en interaction, et de ce point de vue, 2009 aura été l’une des années les plus fascinantes par la façon dont la recherche a montré que la présence ou l’absence de déjections d’éléphant joue un rôle important dans la biodiversité.
Campos-Arceiz rapporte dans le journal Biotropica avoir découvert à côté de grenouilles des coccinelles, des termites, des fourmis, des araignées, des scorpions, des mille-pattes et des criquets dans les empilements de bouses d’éléphants, ce qui suggère qu’un tel empilement peut devenir un petit écosystème en lui-même. Au contraire, en examinant de gros empilements de bouse d’autres animaux comme les vaches, il ne découvrit pas de niveaux similaires de diversité. Campos-Arceiz propose que les amphibiens et les insectes soient tout simplement en train de suivre les traces de bouse en suivant les déplacements des éléphants, ce qui laisserait penser que les éléphants traînent littéralement leur propre biodiversité partout où ils vont.
Kubanek et ses collègues rapportèrent l’année dernière dans The Proceedings of the National Academy of Sciences USA qu’ils pensent que l’algue se crée sa propre version d’escarre. Si l’algue est coupée, attaquée ou abrasée, ils pensent qu’elle exsude de l’intérieur des hydrates de carbone visqueux riches en composés chimiques antimicrobiens. Ces composés chimiques empêchent l’algue de s’infecter et le suintement visqueux retient les particules flottantes de l’eau pour recouvrir la zone blessée. On n’avait jamais constaté auparavant ce type de comportement chez les algues, mais les auteurs suggèrent qu’il peut ressembler à celui du pin exsudant de la résine lorsqu’il est coupé. La découverte est importante en pratique pour le développement de produits phamaceutiques pouvant aider à soigner les blessures, mais vue sous l’angle plus large de la perspective écologique, elle n’est ni plus ni moins importante que la découverte de nouveaux vers mangeurs d’ossements ou de l’utilisation de bouses d’éléphants comme logement. En fait, juste au moment où l’on pensait que la biodiversité mondiale ne pourrait plus s’enrichir, les chercheurs prouvent que ce n’est pas le cas. Remerciements L’auteur voudrait remercier les Drs Vrijenhoek, Campos-Arceiz et Kubanek pour avoir pris le temps de relire son travail et lui fournir leurs observations en retour. Ressources Pour en savoir advantage sur les découvertes décrites dans le present article, voir les publications de recherche:
Pour plus d’informations sur l’Année Internationale de la Biodiversité, voir: www.cbd.int
Si cet article vous a plu, vous pourrez aimer naviguer sur tous les thèmes scientifiques précédemment publiés dans Science in School. Voir: www.scienceinschool.org/sciencetopics Matt Kaplan est un journaliste scientifique de profession, base tant à Londres qu’à Los Angeles, qui écrit régulièrement sur tout depuis la paléontologie et les parasites jusqu’à la virologie et et la viticulture. Lorsqu’il n’est pas derrière son bureau, il mène des expéditions dans le monde sauvage des régions éloignées du globe. Voir: www.scholarscribe.com Opinion Cet article est très agréable à lire et donnera probablement à la plupart des lecteurs un sens tout nouveau au terme ’biodiversité’. Le but est de montrer que la biodiversité est bien plus riche que nous pourrions l’imaginer; pour le prouver, l’auteur cite des exemples qui surprendront le lecteur et l’amuseront même. L’article pourrait être utile pour l’étude de l’écologie, et en particulier dans l’examen du comportement de différents types d’organismes et des relations entre eux, car il suggère des manières ‘non conventionnelles’ dont des organismes réagissent entre eux et avec l’environnement. L’article pourrait être utilisé pour discuter de la biodiversité et en particulier des diverses formes que celle-ci peut prendre. Des questions portant sur sa compréhension pourraient inclure:
Michalis Hadjimarcou, Chypre
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